témoignage

Traumatisme d'enfance

par J. D.

Je pratique le mouvement régénérateur depuis 2008, soit depuis 4 ans. De manière intensive les deux premières années et assez régulièrement ces deux dernières années. Pour moi, je ne dirais pas mouvement régénérateur mais processus régénérateur, par le travail en profondeur qui s'est fait ressentir et par les changements graduels qui se sont produits et dont je bénéficie quotidiennement.

A l'âge de 34 ans, un état dépressif m'a amené à consulter et à entamer une psychanalyse, pour retrouver ce qui s'était passé dans mon enfance, des attouchements sexuels que j'avais subis et dont je ne pouvais retrouver le souvenir.

La psychanalyse qui a duré 3 ans environ m'a permis d'aller mieux et d'affronter mon entourage pour sortir du silence. Mais si ce travail m'a permis de mettre des mots sur des émotions et une souffrance, il n'a pas permis à mon corps d'évacuer ces émotions.

De même, si j'ai retrouvé ce qui s'était passé par la souffrance de mon corps, je ne pouvais toujours pas mettre de visage à mon agresseur.

A l'âge de 53 ans, en avril 2008, j'ai commencé la pratique du mouvement régénérateur avec Denis Emonet.

Dès la première séance, j'ai eu des réactions physiques assez violentes, notamment des contractions dans le ventre. Mon visage et ma mâchoire se sont contractés eux aussi et des sanglots sont arrivés. En fin de séance, après un temps de pause, j'étais détendue et tranquille.

Les séances suivantes, des tressautements dans les jambes et la même contraction du ventre et des mâchoires.

Un mois plus tard,  je sens que quelque chose veut sortir mais reste bloqué à l'intérieur. Je reste quelques instants avec cette crispation et cette chose qui force en moi et n'arrive pas à sortir. Cette sensation que quelque chose veut sortir de mon ventre s'est reproduite les séances suivantes jusqu'à fin juin.

Au cours d'une séance ultérieure, j'ai ressenti physiquement l'agression subie, en voyant mon agresseur, mon père, et j'ai ressenti émotionnellement ce qui s'était passé et qui était resté bloqué au moment du traumatisme de l'agression.

J'ai au cours d'une autre séance assez mouvementée ressenti la colère contre mon père, ce qui ne s'était jamais exprimé auparavant.

Je me suis enfin sentie libérée après que tout cela soit remonté à la surface.

J'ai toujours été une personne « nerveuse » avec des tensions visibles de l'extérieur, mais la pratique du mouvement régénérateur m'a permis de les évacuer. Mon entourage proche a pu constater que j'étais plus calme et que j'avais moins de tensions nerveuses. Un ami m'a même demandé 5 mois après le début de mes séances ce que j'avais fait pour changer ainsi.

A 55 ans, j'ai eu une « bartholonite » , une glande de « Bartholin » bouchée vers le vagin, qui formait une boule dure. Seule l'opération était envisagée par le praticien que j'ai consulté. J'ai retardé cette opération et entrepris une pratique plus intense du mouvement régénérateur avec des séances intensives de yuki (expiration concentrée par la main, qui active les réactions de l'organisme) sur la zone concernée. Je n'ai pas pris non plus les antibiotiques qu'il m'avait prescrits, préférant surveiller ma température pour vérifier si une infection s'installait. Après une semaine, la glande a commencé à réduire et au bout de deux semaines, un liquide s'est écoulé. La grosseur a ensuite progressivement disparu.

Je confirme que la pratique du mouvement régénérateur a modifié lentement mais indéniablement  ma manière d'être, entravée jusque là par ces traumatismes cachés. La continuation de cette pratique, outre le fait de m'avoir aidé à résoudre le problème de « bartholonite » sans intervention médicale, me permet de progresser pour « assainir » mon organisme des scories du traumatisme subi enfant.

Je me sens plus libre et plus sereine par rapport à mon passé.